- Des stimulis chimiques sont recueillis à l'aide des extrémités de la langue bifide, et portés dans la cavité buccale jusqu'à l'organe de Jacobson, qui transmet les informations au cerveau. Cette fonction intervient dans la reconnaissance, l'attaque, le pistage des proies, le comportement sexuel, la parade nuptiale, la recherche d'un abri.
- Les serpents ne détectent pas de véritables sons, mais sont sensibles aux vibrations.
Pour être encore plus précise, les serpents ont des narines reliées aux centres olfactifs de leur cerveau. Un organe supplémentaire, l'organe de Jacobson, est constitué d'une paire de cavités situées dans le palais du serpent et dans lesquelles il insère les extrémités de sa langue bifide.
Le serpent étire sa langue, en quête de molécules odorantes dans l'atmosphère. Il la ramène dans sa bouche, jusqu'à l'organe de Jacobson, où les particules sont analysées et l'information transmise au cerveau.
Bien que les serpents soient dépourvus d'oreilles externes, des vestiges de l'ossature de l'oreille sont encore présents sous forme d'un petit os, l'étrier, qui transmet les vibrations à l'oreille interne. Pour les détecter, la mâchoire inférieure doit être en contact avec le sol.
Les vibrations sont ensuite transmises à l'oreille interne par l'intermédiaire des mâchoires. Outre le pas de leurs ennemis et ceux précipités de leurs proies potentielles, les serpents peuvent presque certainement capter les infrasons dans l'air.
Chez certaines espèces, les fossettes thermosensibles sont tapissées d'une couche de cellule qui renferme de nombreux thermorécepteurs reliés au cerveau. Elles sont situées aux marges des mâchoires, entre les écailles chez les boïnés qui en sont dotés et au c½ur des écailles des pythoninés. En se servant de ces cellules, les serpents peuvent détecter d'infimes élévations de température, tels les rayons infrarouges émis par les petits animaux à sang chaud, que sont leurs proies.
Les fossettes thermosensibles sont dirigées vers l'avant, et, en analysant les messages thermiques reçus de chaque côté de la tête, le serpent peut localiser sa proie et déterminer à quelle distance elle se trouve. Cela signifie qu'il peut mordre avec précision, même dans l'obscurité totale.
Le boa constricteur quand à lui, à la présence de quelques écailles céphaliques sensibles aux rayonnement infrarouge. Elles sont situées sur les lèvres, sous les narines et permettent une vision "thermique" d'une proie à sang chaud. Elles sont riches en vaisseaux sanguins et en fibres provenant des nerfs maxillaires et mandibulaires. Cet appareil thermosensible est limité à quelques écailles sensibles aux infrarouge sans présence de fossettes, mais il est alors plus rudimentaire et donc moins efficace.
Le champ visuel est large et le serpent bénéficie en partie d'une vision binoculaire lui permettant d'apprécier les distances et de percevoir le relief.
La principale caractéristique qui distingue l'½il des serpents par rapport aux autres vertébrés terrestres est l'absence de paupières mobiles. Celles-ci ont fusionné et sont remplacées par une écaille transparente appelée lunette pré cornéenne. Le film lacrymal s'écoule entre celle-ci et la cornée. Comme toutes les écailles, elle fera l'objet d'un renouvellement au moment de la mue (elle devient bleutée, ou opaque comme vous voulez en début de mue).
La vision permet le repérage des proies. Elle est modérée et efficace surtout à courte distance.
Contrairement aux autres reptiles, les serpents ne possèdent pas de glandes lacrymales.
Ils possèdent cependant, associée à chaque ½il, une glande de Harder. Elle est située sur les faces interne et postérieure de l'½il.